Comment aider ses proches en situation de dépendance ?

Dans notre société, la solidarité familiale est devenue un réel enjeu. Alors qu’en 2060, 23,6 millions de personnes seront âgées de plus de 60 ans, les aidants ont un rôle clé à jouer, celui d’accompagner leurs proches dans la perte de leur autonomie et de les aider à mieux vivre leur quotidien. Pour ce faire, différentes options s’offrent à eux.

Aidant de personne agee : contrat en cas de videobienveillance

Savoir repérer les signaux de dépendance

Pour commencer, il convient d’identifier une situation de dépendance en prêtant une attention particulière aux « signaux d’alerte ». Bien souvent, la répétition des problèmes de santé est un signe avant-coureur de perte d’autonomie (infections respiratoires à répétition, baisse brutale de la vision ou de l’ouïe, manifestations inopinées d’incontinence…). 

De fréquentes chutes peuvent également alerter, tout comme une alimentation désordonnée, des changements aléatoires de caractère, de comportement, une conduite dangereuse ou encore une mémoire défaillante.

Enfin, les personnes âgées peuvent éprouver une difficulté croissante à effectuer certaines tâches complexes : remplir comme avant les formulaires administratifs, tarder à répondre à un courrier, hésiter à téléphoner ou à écrire…

Identifier une situation de dépendance : s’entourer de professionnels de santé

Afin d’éviter que la dépendance ne s’installe de manière durable, un suivi de santé est primordial. Tâchez d’encourager votre proche à se rendre chez son médecin, même quand tout va bien. Cette habitude est indispensable pour garder la forme le plus longtemps possible !

Différentes visites médicales et bilans (généraux, osseux, cardio-vasculaires, bucco-dentaires, neuro-cognitifs, mesure de l’acuité visuelle, tests auditifs, etc.) permettent de faire le point sur l’état physique de votre proche âgé et de mettre rapidement en place un traitement si besoin.

En outre, des outils d’évaluation, à l’instar de la grille AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources) permet de mesurer le degré d’autonomie physique et psychique d’un senior. On observe les activités qu’il peut effectuer (par exemple s’habiller, se nourrir, effectuer les micro-déplacements du quotidien, se comporter normalement en société…) et on note si il les effectue « totalement », « partiellement » ou « pas du tout ». Le test vise à attribuer à la personne âgée un GIR (ou « groupe iso-ressources »). 

Faire appel à une auxiliaire de vie 

Heureusement, des dispositifs d’accompagnement et de services facilitent le maintien à domicile d’un proche âgé. Il peut par exemple avoir recours à une auxiliaire de vie pour l’aider dans les tâches de la vie courante : aide à la préparation de ses repas, accompagnement lors des courses, tri du linge, lavage, repassage, ménage à domicile, petits travaux de jardinage ou de bricolage… 

D’autres interventions présentes dans la fiche de poste d’auxiliaire de vie concernent l’aide au lever ou au coucher, à la toilette ou l’accompagnement dans la vie sociale et les sorties.

Comment choisir son auxiliaire de vie ?

Le choix d’une auxiliaire de vie doit se faire selon plusieurs critères. S’il est important de vérifier ses compétences techniques et ses expériences professionnelles, ses qualités humaines et empathiques sont tout aussi capitales.

Par ailleurs, il existe 3 types d’emploi d’une aide à domicile :

  • L’emploi direct : votre proche âgé est l’employeur de l’auxiliaire de vie.
  • Le service mandataire : votre proche âgé est l’employeur de l’aide à domicile mais délègue une partie de ses responsabilités à un service titulaire d’un agrément qualité, qui gère la totalité des tâches administratives. 
  • Le service prestataire : votre proche âgé n’est pas l’employeur de l’auxiliaire de vie mais utilise les services d’un organisme titulaire de l’agrément qualité qui assume toutes les responsabilités. 

S’équiper de solutions de vidéo surveillance à domicile

Vous l’aurez compris, le maintien à domicile est une priorité chez les aînés : plus de 2/3 d’entre eux souhaitent rester chez eux. Si vieillir dans son logement est le souhait du plus grand nombre, cette décision s’accompagne d’une réflexion quant à la surveillance de votre proche à distance. Il existe de nombreux systèmes de surveillance pour personne âgée (caméras, alarmes, technologies domotiques, système de vidéobienveillance…).

La vidéoprotection est par exemple adaptée lorsque le proche âgé souffre d’une pathologie neuro-dégénérative (type Alzheimer) ou s’il est souvent confus. Quand les gestes quotidiens deviennent difficiles, les  caméras permettent aux aidants d’accompagner leurs aînés à distance au quotidien. Il est possible de leur rappeler un rendez-vous, de les assister pour cuisiner, de vérifier qu’ils prennent correctement leurs médicaments et même d’être alerté en cas de comportement inhabituel !

Ces solutions de surveillance, en plus de protéger les personnes chez elles, rassurent les aidants qui sont ainsi plus sereins et moins angoissés. 

Les offres de téléassistance

A côté de cela, un autre dispositif permet d’assurer la sérénité de votre proche à son domicile. Il s’agit de la téléassistance. La solution permet de se sentir en sécurité en cas de chute ou de malaise. En cas de besoin, l’utilisateur peut déclencher simplement et rapidement une alarme vers un centre d’assistance professionnel disponible 24h/24 et 7j/7 en appuyant sur un bip qu’il porte sur soi (autour du cou ou du poignet).

Le chargé d’assistance qui reçoit l’appel contacte la personne âgée et/ou prévient un relais de voisinage (famille, amis, voisins…). Si nécessaire, il déclenche l’intervention des secours (pompiers, SAMU…) en fonction de la gravité de la situation.

Proche dépendant : pour aller plus loin

  • Existe-il des aides financières pour les personnes en situation de dépendance ?

Oui, qu’ils s’agissent d’aides autonomie ou d’aides fiscales, il existe de nombreuses aides financières pour aider les personnes âgées à continuer à vivre chez elles ou à payer leurs dépenses de santé : l’APA, la PCH, la MTP, l’AAH, l’aide-ménagère à domicile, l’ARDH, les avantages fiscaux…

Un simulateur permettant de définir les aides disponibles en fonction de chaque profil est accessible à cette adresse : https://www.azae.com/maintien-a-domicile/simulateur-daides-au-maintien-a-domicile/

  • Comment fonctionne le congé de proche aidant ? 

Si la loi d’Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV) a instauré un « droit au répit », elle a également ouvert de nouveaux droits avec, notamment, le congé de proche aidant. Il offre la possibilité de s’occuper d’une personne handicapée ou en perte d’autonomie et est accessible sous conditions (ancienneté, lien familial ou étroit avec la personne aidée…) pour une durée limitée. Le Ministère des Solidarités et de la Santé a récemment annoncé la  rémunération de ce congé, dès 2020.

  • Qu’est-ce qu’un ergothérapeute ?

Un ergothérapeute est en mesure d’aider les personnes âgées à préserver leur autonomie dans leur environnement au moyen de la rééducation et de la réadaptation. Son rôle est pluriel : conseils dans l’aménagement du lieu de vie, rééducation pour effectuer des actes de la vie quotidienne et parfois fabrication d’orthèses adaptées.

  • Où et à qui s’adresser en cas de questions ?

Pour répondre à vos questions et vous aider en cas de difficultés, diverses structures existent : le Centre Local d’Information et de Coordination (CLIC), le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), les services sociaux ou Centres Départementaux d’Action Sociale, les caisses de retraite…

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