Évaluer son degré de dépendance et sa perte d’autonomie

Plus d’un million de personnes de plus de 60 ans seraient touchées, en France, par la perte d’autonomie. La perte d’autonomie, ou dépendance, peut se définir comme l’incapacité d’une personne à effectuer par elle-même certains actes de la vie courante. Elle varie tant en intensité qu’en nature. Alors que certaines vont avoir du mal à s’exprimer, d’autres vont rencontrer des difficultés à réaliser leur toilette. 

Perte d’autonomie : comment s’auto-évaluer ?

Quelques petits tests simples peuvent vous permettre d’avoir une idée de votre degré de dépendance ou de celui d’un de vos proches. Ainsi, pour chacune des questions suivantes, il vous suffit de vérifier si vous rencontrez aucune difficulté, une difficulté moyenne ou une difficulté sévère : 

  • Rencontrez-vous une gêne dans les actes de la vie quotidienne ?
  • Avez-vous du mal à vous exprimer, cherchez-vous vos mots ? 
  • Avez-vous du mal à savoir quelle heure il est ?
  • Rencontrez-vous des difficultés à vous laver ?
  • Avez-vous des difficultés à marcher ?
  • Notez-vous des difficultés pour vous habiller ?
  • Avez-vous du mal à vous lever, vous coucher ou vous asseoir ? 
  • Peinez-vous à couper vos aliments ? A les éplucher ou les manger ?
  • Pouvez-vous aller aux toilettes seule ? 

Si vous rencontrez des difficultés moyennes ou sévères dans une ou deux de ces situations, cela signifie que les premiers signes de perte d’autonomie se font sentir. Il est alors préférable de contacter votre médecin traitant pour voir si une prise en charge ou, au moins, des aménagements du logement, sont nécessaires.

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Les avantages de la vidéobienveillance

  • Prolonge le maintien à domicile
  • Rassure et soulage les aidants à distance
  • Détecte les comportements inhabituels
  • Diminue le risque de chute grave
  • Préserve l’intimité de la personne dans le cercle familiale

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Degré d’autonomie : qu’est-ce que les GIR ? 

Pour aller plus loin dans la démarche, l’évaluation de la dépendance peut être effectuée par une équipe médicale pluridisciplinaire, à domicile (voire en maison de retraite si la personne âgée a déjà intégré une institution). 

Il faut savoir que les professionnels classent le degré d’autonomie en fonction du GIR (groupe iso-ressources), sur une échelle de 1 à 6, du moins autonome au moins autonome. 

  • GIR 1 : il s’agit des personnes confinées au lit ou au fauteuil, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessitent une aide permanente. 
  • GIR 2 : il s’agit des personnes qui, soit sont confinées au lit ou au fauteuil, mais dont les fonctions mentales ne sont pas totalement altérées, soit des personnes qui, à l’inverse, voient leurs fonctions mentales très altérées mais qui ont conservé une certaine autonomie physique. 
  • GIR 3 : il concerne les personnes ayant conservé leur autonomie mentale mais qui ont besoin d’aide quotidienne pour les gestes de la vie courante (lever, coucher, toilette, etc.)
  • GIR 4 : il comprend les personnes qui ont besoin d’aide au lever et au coucher, mais qui peuvent se déplacer seules à l’intérieur du logement, ou bien celles qui ne rencontrent pas de difficulté pour se déplacer mais ont besoin d’aide à certains moments de la journée, pour les repas par exemple. 
  • GIR 5 : il regroupe les personnes qui ont simplement besoin d’une aide ponctuelle, pour la toilette ou le ménage par exemple. 
  • GIR 6 : il s’agit des personnes qui ont tout à fait conservé leur autonomie pour effectuer les gestes de la vie courante. 

Le classement GIR permet de déterminer de quelles aides peut bénéficier la personne âgée en perte d’autonomie. Pour percevoir l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), il faut avoir un GIR entre 1 et 4. 

La grille Aggir, utilisée par les professionnels de santé

Mais comment déterminer son degré de dépendance ? Pour ce faire, les professionnels utilisent la grille Aggir (Autonomie gérontologie groupe iso-ressources). Il s’agit d’un outil de mesure de l’autonomie dans toutes ses dimensions, à travers l’observation d’activités qu’effectue seule, ou pas, la personne âgée :

  • Cohérence : la personne âgée est-elle capable de converser et/ou de se comporter de façon logique et sensée ?
  • Orientation : la personne se repère-t-elle dans le temps et dans l’espace ?
  • Toilette : est-elle en mesure d’assurer son hygiène corporelle du haut et du bas du corps ?
  • Habillage : la personne peut-elle s’habiller et se déshabiller seule ou encore choisir elle-même ses vêtements ?
  • Alimentation : la personne peut-elle se servir les aliments préparés et les manger seule ?
  • Hygiène de l’élimination : la personne souffre-t-elle d’incontinence urinaire ou fécale ?
  • Transferts : quelle est la capacité de la personne âgée à se lever, se coucher et s’asseoir ?
  • Déplacements à l’intérieur du logement (ou de l’établissement) : la personne peut-elle se déplacer à l’intérieur, éventuellement aidée par une canne, un déambulateur, voire un fauteuil roulant ?
  • Déplacements à l’extérieur : la personne peut-elle se déplacer à l’extérieur, à partir de la porte d’entrée ?
  • Communication à distance : quelle est la capacité de l’aîné à utiliser les moyens de communication comme le téléphone, l’alarme ou la sonnette ?

Les réponses à ces questions permettent à l’observateur de déterminer le degré de dépendance de la personne âgée ainsi que la prise en charge à mettre en place : aide à domicile, intégration d’une maison de retraite ou d’un Ehpad, etc.