La préfecture de police parisienne a lancé un appel d’offre jusqu’au 10 mai, soit un mois avant le début de l’Euro 2016, pour l’acquisition de deux drones avec caméras embarquées.

Paris est magique

Pas moins de 1200 caméras de surveillance surveillent déjà les rues de la capitale mais l’effet Euro 2016 laisse entrevoir un système de sécurité à la pointe de la technologie. En effet, depuis le 26 mars dernier, la préfecture de police recherche deux drones avec caméras embarquées afin de sillonner le ciel parisien dans le cadre de missions de surveillance.
Cet appel d’offre est une aubaine pour l’entreprise qui sera choisie, car non seulement il conviendra de lui acheter les drones mais surtout d’en assurer la maintenance ainsi que la formation professionnelle des “télépilotes”.

Drone

Quel est le but ?

Si pour le moment aucun renseignement précis n’est communiqué sur le rôle des deux drones professionnels, il semblerait tout de même qu’ils aient pour but de surveiller les « fan-zones » : périmètres spécifiques ouverts aux supporters, dans chaque ville où se déroulera l’Euro.
Visiblement, certains dires tendraient à signifier que ces deux drones pourraient également surveiller le mouvement « nuit debout ». Une tendance qui pourrait laisser imaginer que les deux engins quadrilleront quelques autres manifestations.

Des caractéristiques précises

L’appel d’offres permet d’en savoir un peu plus sur l’utilité de ces deux drones. En effet, leur rôle sera de couvrir des « missions de surveillance aérienne à basse altitude ». Ils seront équipés d’une caméra de surveillance embarquée, leurs 6 hélices permettront de soulever un poids d’une dizaine de kilos et devront être opérationnels en moins de 5 minutes.
Enfin, petit plus (et non des moindres), les appareils devront être indétectables à 100m d’altitude et bien sûr, très silencieux.

Côté vie privée ?

Maryse Artiguelong, responsable du groupe de travail « libertas et technologies de l’information » de la ligue des droits de l’Homme reste tout de même inquiète. Comme elle le précise au Parisien : « il faut éviter les systèmes de surveillance de masse […] car il est indispensable que les personnes drono-vidéo-surveillées en soient informées ».
La loi stipule qu’il est impératif de déclarer à la préfecture le survol de foule par les drones et d’en informer la population, comme cela a été le cas lors du dernier Marathon de Paris où les participants étaient au courant de la présence desdits appareils28