On ne cesse de le répéter, les systèmes de surveillance sont réellement pratiques et apportent énormément de réconfort. Toutefois, ils peuvent être intrusifs s’ils sont utilisés n’importe comment. Des règles bien strictes sont à respecter, cela dans le but de protéger la vie privée des personnes.

systèmes de surveillance

Les systèmes de surveillance se déploie massivement

Ce n’est un secret pour personne : de nombreux sites sont maintenant placés sous vidéosurveillance. Qu’il s’agisse d’entreprises, de parkings, d’endroits publics, de villes entières ou encore de logements particuliers, les caméras s’intègrent parfaitement dans le décors. Leur but premier est de permettre la surveillance des lieux tout en permettant, le cas échéant, d’apporter des éléments importants pour aider au déroulement de certaines enquêtes.
Aucune exception n’est faite : villes ou villages ruraux, grosses firmes ou entreprises individuelles etc, les systèmes de surveillance sont utilisés et utiles partout.

Les dérives restent nombreuses

La loi est stricte et la CNIL veille au bon respect des installations. Néanmoins, il semblerait que certains ne comprennent pas réellement le but de la manœuvre. La preuve en est avec le CHR de Lille qui vient d’être éclaboussé par une affaire peu flatteuse. En effet, il semblerait qu’un membre du personnel ait été filmé à son insu par une webcam et accusée de vol par la suite. L’affaire va loin car non seulement les enregistrements de très mauvaise qualité ne permettent pas d’affirmer la chose mais en plus, l’intimité et la vie privée de la personne est bafouée. D’autre part, le personnel reste maintenant échaudé, pensant qu’il y a d’autres webcam placées partout dans le bâtiment dans le but d’espionner les salariés.

Attention également, s’il est parfois tenant de rendre public les enregistrements liés à un vol, un cambriolage ou autre effraction, dans le but de trouver le coupable, sachez que cela est parfaitement interdit et pourrait même se retourner contre vous. Seules les forces de l’ordre ont ce droit et ce, dans le but de faire avancer une enquête.

La vidéosurveillance pour assurer la sécurité : oui, mais pour l’espionnage : non !

La loi est pourtant formelle sur ce point : nul ne doit être filmé en continu sur son lieu de travail. Tout système de vidéosurveillance (même par le biais de webcam) doit être signalé à la CNIL sauf si l’entreprise dispose d’un correspondant informatique et liberté sur site. De plus, dans le cas de lieu ouvert au public, une autorisation préfectorale est également obligatoire. A noter que toute entreprise, avant d’installer un dispositif, doit en informer le CE, CHSCT ou toute autre instance représentative du personnel. Une fois le dispositif de vidéosurveillance installé, l’entreprise doit en informer ses employés mais également afficher l’information sur des panneaux, de manière visible. Jamais une caméra ne doit filmer les employés sur leur poste de travail (sauf cas particuliers : bijoutiers, guichetiers..) ni même dans leur espace de repos ou de pause.

De réelles solutions existent pour la sécurité de chacun. Malheureusement, il existe, comme partout, des dérives et des manquements aux obligations légales. Dans ce cas précis, les répercussions peuvent être très lourdes pour ceux qui enfreignent la loi.

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