Les systèmes de surveillance sont multiples aujourd’hui et séduisent aussi bien les particuliers que les entreprises. Ces dernières se doivent d’être en règle avec la législation, sous peine de rentrer en conflit avec la CNIL. La vie privée des salariés doit être préservée. Certaines entreprises décident malgré tout de jouer avec le feu.

surveillance

Vidéosurveillance, géolocalisation, comptage de pas etc…

Il est des entreprises soucieuses du « bien-être » des employés et en ce sens, sont prêtes à faire nombre d’efforts afin de leur faciliter le quotidien. C’est par exemple le cas de SANOFI (Val de Marne) qui oblige ses salariés à porter des badges. Jusque là, rien de bien différent des autres sociétés, sauf que ces badges sont équipés d’une puce GPS !
D’après la direction, il s’agit de pouvoir mesurer l’occupation des espaces de façon anonyme, cela dans le but de mieux gérer leurs espaces intérieurs par la création ou la suppression de certaines salles de réunion par exemple ou encore de modifier les horaires de repas afin de fluidifier le flux de personnel.
Pas moins de 3000 salariés sont concernés et restent néanmoins inquiêts du traitement de ces données. La CNIL a été sollicitée par un représentant du personnel afin de vérifier la conformité de ce moyen de « traçage » avec la loi sur la vie privée.
D’autres entreprises ont mis en place des systèmes de surveillance sur leur site, aux entrées des bâtiments et dans les couloirs, un procédé tout à fait légal tant que ce ne sont pas les salariés eux-mêmes qui sont fixés par l’œil de l’objectif. Le traçage des téléphones portables d’entreprise aussi devient récurrent.
Enfin, afin de rentabiliser la production, certaines structures optent pour un système de comptage de pas par podomètre. Ainsi, plus les employés restent « sédentaires » et plus la rentabilité est accrue.

Du côté de la CNIL

Sur les près de 8000 plaintes ces dernières années, 16% de celles remontées à la CNIL sont directement liées à la surveillance et la vie privée. Si cela concernait uniquement les grands groupes au départ, la tendance semble s’inverser en comptant parmi les « borderline », les petites et moyennes structures et ce, de tous secteurs.
La nouveauté survient également sur un secteur encore peu touché : le télétravail. En effet, la recrudescence d’emploi freelance ouvre une porte à la cybersurveillance (réseaux sociaux, webcam, mails..) afin de vérifier que le collaborateur est bien en poste durant les heures de travail prévues sur le contrat.
La CNIL n’étant pas là pour sanctionner mais pour remettre en conformité ce qui ne l’est pas,peu d’entreprises sont sanctionnées par les infractions. Pour exemple, en 2015, 1300 plaintes ont été déposées sur la vidéosurveillance essentiellement et aucune entreprise n’a été condamnée ni même sujette à une amende.

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