Tondre, aspirer, surveiller ou encore allumer le chauffage ou le four, le robot domestique peut être une réponse à bien des besoins de la vie actuelle toujours plus trépidante. Les technologies nécessaires existent mais quand est-il des coûts, des usages, des fonctions nécessaires de ces aides à domicile de demain ?

Le rêve futuriste à portée de main !

Nos amis japonais sont passés maitres dans l’art d’organiser des compétitions de football avec des robots. En observant ces formidables machines technologiques on réalise, à juste titre, que la frontière entre notre tondeuse ou aspirateur et le valet électronique est de plus en plus fine. En effet toute la technologie est aujourd’hui présente pour imaginer le bon petit serviteur qui passera l’aspirateur, mettra le poulet au four, ou patrouillera dans la maison pendant que nous sommes loin, en vacances.

Les limites de la technologie et du prix !

Robot videosurveillance

Il existe pourtant de sérieuses limites à ce rêve « presque accessible ». La première est que les robots humanoïdes, qu’il est possible de voir sur Youtube, sont des monstres de technologie et que leur fabrication engage une puissance et une complexité très couteuse (plusieurs caméras IP embarqués, des capteurs en pagaille, plusieurs dizaines de processeurs quand il n’y en a qu’un sur un PC…).

La deuxième limite, qui vient aussi accroître la problématique de prix, est celle de la taille. En effet les monstres de technologie humanoïdes que l’on nous présente sont de petite taille. Or la plupart des services dispensés à domicile requièrent une taille humaine, même faible, et certaines fonctions, comme de pouvoir monter des marches, ce qui ne sont pas trivial pour un robot. L’augmentation de la taille entraine, bien entendu, un accroissement global du prix.

La troisième limite est constituée de la programmation de ces robots complexes qui vont devoir, soient être pilotés à distance, soit programmés pour des taches extrêmement variées dans des contextes très différents les uns des autres. Outre une question financière cette complexité entraine un paramétrage du robot à la charge de son propriétaire, qui n’a rien de simple (à ce jour en tout cas).

Dans le cadre de la vidéosurveillance à domicile, l’usage du robot pose plusieurs questions. La première est que le robot ne peut pas être présent dans toutes les pièces à la fois. Il peut agir vite, suivant le son, mais ne sera pas aussi pertinent qu’une caméra ou un capteur volumétrique positionné face au point d’intrusion.

Le frein à l’usage

Malheureusement il y a un aussi un frein psychologique à l’usage de robot. Au pays de Descartes on accepte facilement une petite chose plate qui vient faire le ménage et qu’on appelle « aspirateur-robot » ; mais il en est tout autre d’un robot humanoïde qui viendra nous aider, voire nous remplacer.  Les études et les projets d’implémentation de robots en environnement industriel, où il n’y a pourtant pas de frein financier, montrent que les êtres humains sont assez réticents à être aidés par des robots… comme quoi les hommes sont parfois des freins à leur bien-être.

Il reste donc, malheureusement, encore quelques années avant de voir un robot « à tout faire » dans notre domicile. Les années à venir devraient continuer de voir se développer les robots spécialisés dans une fonction domestiques ou professionnelle précise (on peut considérer que les caméras de vidéosurveillance sont déjà un des yeux robotisés).