Si la vidéosurveillance existaient déjà dans les parties communes (couloirs, extérieurs etc..), depuis l’affaire Salah Abdeslam, la caméra de surveillance a fait irruption dans les cellules. Il semblerait que ce dernier ait été une entrée en matière d’un protocole appelé à récurrence.

vidéosurveillance prison

La vidéosurveillance en prison : les faits

Depuis que le terroriste belge Salah Abdeslam a été emprisonné, sa cellule est sous vidéosurveillance. Le ministère de la justice française souhaite maintenant équiper les cellules de certains détenus (ceux à risques manifestes de suicides ou les as de l’évasion). En ce sens, un  projet d’arrêté a été rédigé dernièrement, demandant son autorisation pour une durée renouvelable de 3 mois, contrairement à 24h actuellement.

Pourquoi installer de tels dispositifs ?

Les 24h actuelles (renouvelables) semblent lourdes d’un point de vue administratif. D’autre part, cela permettrait d’avoir un œil sur « l’évasion ou le suicide qui pourraient avoir un impact important sur l’ordre public, en égard aux circonstances particulières à l’origine de leur incarcération et l’impact de celles-ci sur l’opinion publique », d’après le ministère de la justice. A noter que l’on ne parle plus de vidéosurveillance dans ce cas-là mais bel et bien de vidéo-protection.

Sous quelles conditions pour les détenus ?

Ce sera le garde des sceaux qui décidera des détenus à placer sous vidéosurveillance et ce, pour une durée de trois mois renouvelables.
Des zones d’intimité devraient toutefois être respectées grâce à des pare-vues fixées dans les cellules et offrant des images opacifiées. A noter qu’aucun enregistrement sonore ne sera effectué. La vidéosurveillance s’arrêtera aux images.
Ces dernières seront conservées pendant un mois maximum, tout comme le confère la loi actuelle. Aucune dérogation ne pourra être accordée sauf si les enregistrements font l’objet d’une enquête.

Des détenus sous vidéosurveillance, dans le but de les protéger mais surtout, de protéger la population dans le cas où ils parviendraient à s’échapper. Le terme de “surveillance” est dans ce cas remplacer par “protection”, des civils en premier lieu, mais également des autres détenus et du protagoniste en question.

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